Immobilier : les investissements les plus fructueux

Publié le : 09 juin 20215 mins de lecture

Selon le dernier rapport de la Cbre sur les investissements immobiliers, les chiffres pour le secteur immobilier en Italie s’élèvent à 2,20 milliards d’euros, contre 1,68 milliard d’euros au même trimestre 2018, pour un total depuis le début de l’année de 7,39 milliards d’euros (40% par rapport aux neuf premiers mois de l’année précédente).

La situation actuelle du marché du logement est, sans aucun doute, positive. Il suffit de considérer le niveau des taux d’intérêt, qui sont, certainement, les meilleurs de ces dernières années. Si le scénario politique reste stable, il est probable que l’année se terminera avec un volume d’investissements qui pourrait approcher, voire dépasser le record de 2017.

Les investissements étrangers dans les hôtels

L’analyse de la Cbre montre que le secteur hôtelier a atteint un quota d’investissement de 2,56 milliards d’euros, soit trois fois plus que pour la même période de 2018. La demande des investisseurs est, toujours solide, et les chaînes hôtelières étrangères tentent de gagner une bonne part de marché en Italie.

Le choix se porte sur des contrats de gestion avec des structures de garantie beaucoup plus solides et protectrices de la propriété, et dans certains cas même des contrats de bail. L’intérêt croissant pour le marché hôtelier italien est principalement dû au fait que les performances de gestion en Italie sont fortes et en croissance, et que sur des marchés comme Venise, elles dépassent celles de villes comme Londres et Paris, malgré la taille réduite du marché.

Il faut, toutefois, noter la disponibilité plutôt limitée des propriétés réceptives sur le marché. À Rome, le nombre de conversions, toutes liées au segment du luxe, est très élevé en raison de la difficulté d’acheter des hôtels déjà existants, sinon à des prix excessivement élevés. En ce qui concerne les centres historiques de Venise et de Florence, il est difficile d’obtenir des licences hôtelières.

Les villes secondaires suscitent, également, un certain intérêt, bien que ces marchés offrent des transactions d’une valeur unitaire plus faible et une plus-value moins importante que les marchés primaires.

Les investissements italiens dans les hôtels

Même les hôteliers italiens continuent d’investir, malgré les grandes difficultés enregistrées ces dernières années suite à la généralisation des baux courts, à la réouverture de certains marchés sur la rive sud de la Méditerranée, à la baisse de la demande allemande et à la faillite du groupe Thomas Cook et Amoma.

L’enquête de Federalberghi a analysé les programmes d’investissement des hôteliers italiens pour les douze prochains mois, et l’analyse a montré que plus de la moitié des répondants (53,4%) ont l’intention de procéder à la rénovation ou à la modernisation de leurs installations d’hébergement, afin d’améliorer leur offre. Parmi les interventions prévues figurent la modernisation de l’ameublement des chambres (70,4 %), de l’ameublement des espaces communs (63,8 %) et du mobilier (47,86 %). D’autre part, 38,3% n’ont pas l’intention d’investir dans l’année à venir.

Les investissements réalisés par les entreprises s’élèvent à environ 564 millions d’euros. Mais les ressources dont disposent les banques, qui s’élèvent à 356 700 000 euros, n’ont permis d’en financer que 8 386. En conséquence, plus de 6 300 interventions de requalification effectuées n’ont pas reçu de soutien, en raison de l’insuffisance des ressources financières de l’Institut.

Les secteurs de l’immobilier dans lesquels il faut investir en 2019

Outre le secteur de l’hôtellerie, d’autres secteurs sont à l’origine de la croissance des investissements, selon la Cbre :

– Le secteur des bureaux : il a progressé de 45 % par rapport au troisième trimestre 2018, avec 2,45 milliards d’euros investis au troisième trimestre. La ville de Milan est en tête, avec 30 transactions pour 1,5 milliard investi au total. Enfin, même Rome, avec 709 millions d’investissements ;

– Le secteur du commerce de détail : il montre une lente reprise se rapprochant des volumes enregistrés au cours de la même période de 2018 (1,8 milliard d’euros), pour atteindre 1,7 milliard d’euros. Les investisseurs institutionnels nationaux et étrangers continuent de croire en ce secteur, à la recherche d’un produit de qualité ;

– Le secteur de la logistique : les performances du secteur de la logistique s’améliorent, avec des investissements pouvant atteindre 463 millions d’euros. Les principaux opérateurs du marché continuent d’investir, mais en même temps, de nouveaux acteurs entrent sur le marché italien, certains venant de la zone asiatique ;

– Le secteur résidentiel : en 2018, c’était le premier secteur d’investissement en Amérique et le second, après les bureaux, en Europe. En Italie, le pourcentage est, encore marginal, mais le secteur traverse une période de forte transformation.

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