Tout savoir sur le certificat de performances énergétiques

Nous vous avons déjà parlé du certificat de performance énergétique (EPA), la documentation essentielle pour la vente et la location d’une maison. Nous vous avons notamment expliqué en quoi consiste ce document et quand il est obligatoire. Aujourd’hui, nous voulons aborder une question très sensible en ce qui concerne l’abeille des certificats de performance énergétique : le coût. Il existe en effet des différences de prix sur le marché, vous pouvez donc vous demander combien coûte le certificat de performance énergétique. Mais il y a aussi d’autres aspects à prendre en compte lorsque l’on parle d’APE.

Combien de temps faut-il pour conclure un APE ?

La première question à prendre en compte concerne le temps technique nécessaire pour délivrer un certificat de performance énergétique : vous devez savoir que l’élément de coût prédominant de l’EPA est le temps pris par le technicien pour délivrer le document. Le travail du technicien comprend deux phases : l’inspection et le calcul dans le bureau.

Mais d’abord, le technicien prépare le devis : à ce stade, il définit le coût, fixe l’inspection et prépare le matériel pour effectuer l’inspection. L’inspection dure environ 2 heures, y compris le temps nécessaire pour obtenir le plan cadastral, le temps de déplacement et l’inspection proprement dite.

Pendant la phase d’inspection, le technicien prend les mesures nécessaires pour étudier les caractéristiques des murs, des fenêtres et des greniers et pour analyser les systèmes techniques du bâtiment : chauffage, eau chaude et refroidissement.

Après l’inspection, les travaux se déplacent vers le bureau et comprennent le calcul de la performance énergétique et la délivrance du certificat énergétique : cette phase peut durer de 3 heures minimum à 4-5 heures maximum, en fonction de la complexité du bâtiment.

À l’aide d’un logiciel de calcul de la performance énergétique, les informations recueillies sur le bien immobilier sont ensuite traitées. Le programme recrée numériquement la propriété en 3D avec les structures, les fenêtres et les installations spécifiques : les données sont ensuite exportées et saisies dans la section des certificats énergétiques du site web de la Région.

À ce stade, le code qui identifie l’enregistrement correct du certificat, qui sera valable pour effectuer des ventes ou déposer le bail, sera délivré.

Quel est l’impact sur le coût de l’APE ?

Nous avons dit que le principal élément qui détermine le coût de l’APE est le temps pris par le technicien pour délivrer le document. Certains aspects peuvent allonger considérablement le temps nécessaire au traitement et à la délivrance du certificat et, par conséquent, en augmenter le coût. Il s’agit notamment du type de bien. Le calcul peut être plus ou moins compliqué selon l’utilisation du bien. Il est certainement plus facile de traiter une demande de propriété résidentielle.

Des éléments supplémentaires, tels que l’éclairage, devront être pris en compte. D’un autre côté, la taille de la maison individuelle sur plusieurs étages peut avoir une incidence sur le prix du certificat plus un appartement de deux pièces, à la fois parce que le temps nécessaire à l’inspection est plus important et parce qu’il sera plus complexe de traiter la propriété en 3D avec le logiciel de calcul.

Au niveau de la ventilation, de l’éclairage, et du transport, si le bâtiment est équipé d’un système de ventilation mécanique contrôlée ou d’une centrale de traitement d’air, le calcul est plus complexe car il faut calculer les changements d’air en fonction de l’utilisation prévue.

Pour les bâtiments à usage non résidentiel, il faut calculer l’énergie consommée pour l’éclairage et le transport interne, le cas échéant : par exemple, un ascenseur ou des escaliers mécaniques à l’intérieur des magasins. Il y a aussi la distance : la durée et le coût des déplacements ont un impact majeur sur le coût global de la certification énergétique. L’autre élément à prendre en compte est l’urgence. Dans le cas d’un certificat demandé en urgence, le coût sera évidemment plus élevé.

Quel est le prix moyen d’un certificat de performance énergétique ?

Le coût des certificats de performance énergétique continue d’augmenter malgré la prolifération des APE proposés à prix d’aubaine, pour lesquels le professionnel ne fait même pas l’inspection. C’est illégal selon la législation régionale et le technicien qui signe le document risque aussi d’être suspendu de son registre ou ordre professionnel.

Cependant, si l’on exclut ces offres d’APE presque scandaleuses, la dépense moyenne pour les APE était de 135 euros en 2018. Dans trois capitales régionales, le coût était supérieur au coût moyen : “Trente” (175 euros), Gênes (160 euros) et “Aoste” (140 euros). En ligne avec la moyenne nationale “Milan”, alors que l’APE coûte moins cher dans le Sud.

La ville la moins chère est “Naples” avec un coût de 95 euros par certificat, suivie de “Bari” et “Rome” (respectivement 100 et 110 euros). En ce qui concerne les services, le plus demandé a été le remplacement des fenêtres et des portes : pour ce type d’intervention, les demandes ont plus que doublé en Italie par rapport à 2017, bien que la déduction fiscale soit passée de 50%. En deuxième position parmi les services les plus demandés, nous trouvons le remplacement de la chaudière.

Nous tenons à rappeler que des bonus fiscaux sont attendus pour les emplois liés aux économies d’énergie qualifiées (ils sont passés de 65 % à 85 %). Cela confirme l’attention croissante portée au marché de la rénovation et à l’amélioration de la qualité de vie dans les maisons et les condominiums italiens.

Validité du certificat de performance énergétique

Un aspect très important concerne la validité du certificat de performance énergétique. Le document est normalement valable pendant 10 ans, sauf si certaines conditions sont remplies. L’EPA expire le 31 décembre de l’année suivante si le propriétaire ne se conforme pas aux exigences de fonctionnement et de contrôle de l’installation de chauffage.

La périodicité des contrôles est définie par le décret présidentiel n° 74 du 16 avril 2013, qui est entré en vigueur le 12 juillet 2013. En outre, pour le certificat de performance énergétique, la validité prend fin et le document doit être mis à jour lorsque le bâtiment est concerné par une rénovation ou un réaménagement qui modifie la classe énergétique du bâtiment ou de l’unité de bâtiment.